L’essentiel à retenir : la nomination d’Anne Le Strat à l’OFB déclenche une vive opposition des chasseurs et agriculteurs, inquiets d’une dérive militante de la police de l’environnement. Pour répondre à cette fronde menée par la FNC, le gouvernement initie une enquête administrative visant à vérifier la neutralité du processus et apaiser ce conflit majeur avec les territoires.
La nomination controversée d’une écologiste à l’OFB signe-t-elle une rupture définitive de confiance avec les territoires ruraux ? Face à ce choix politique, nous analysons la réaction de Willy Schraen qui s’apprête à interpeller le Premier ministre pour dénoncer une dérive punitive. Accédez dès maintenant aux détails de cette confrontation et comprenez comment l’enquête administrative en cours pourrait modifier durablement la gestion environnementale de vos activités.
- Nomination d’Anne Le Strat : un profil militant à la direction de l’OFB
- Fronde du monde rural : Willy Schraen prépare son offensive à Matignon
- Police de l’environnement : les craintes d’un durcissement idéologique
- Gestion de crise : l’exécutif lance une enquête administrative de contrôle
Nomination d’Anne Le Strat : un profil militant à la direction de l’OFB

Parcours politique et ancrage écologiste de l’ancienne adjointe
Anne Le Strat n’est pas une inconnue : ancienne adjointe à la mairie de Paris, elle a porté la remunicipalisation de l’eau. Une figure marquée de l’écologie politique qui impose sa marque.
Ce CV purement militant inquiète légitimement les ruraux. On passe d’une gestion de terrain à une vision strictement urbaine de l’écologie, déconnectée de nos réalités dans les plaines ou les marais. Une approche qui risque de braquer le monde de la chasse.
Face à ce choix contesté, une interpellation parlementaire a été déposée pour demander des comptes sur cette orientation.
Directrice à la mobilisation : les contours d’un poste stratégique
La direction « Mobilisation de la Société » n’est pas un titre honorifique. C’est le poste clé pour piloter toute la communication de l’OFB et orchestrer l’engagement citoyen vers des objectifs ciblés.
Vous voyez le danger ? Ce poste offre un pouvoir d’influence redoutable sur les associations, permettant de choisir quels projets sociétaux l’État décide de mettre en lumière ou d’étouffer financièrement.
Voici les enjeux majeurs de cette fonction :
- Une influence idéologique directe sur le grand public.
- gestion stratégique des subventions.
- Le relais médiatique puissant des politiques environnementales.
Fronde du monde rural : Willy Schraen prépare son offensive à Matignon
Face à ce qu’ils considèrent comme une provocation, les représentants des chasseurs ne comptent pas rester spectateurs et montent au créneau.
Lettre ouverte au Premier ministre : les griefs de la FNC
Willy Schraen ne mâche pas ses mots dans son courrier adressé à Sébastien Lecornu. Le patron des chasseurs dénonce un mépris flagrant pour nos territoires ruraux face à ce casting jugé désastreux. Il exige désormais des explications franches de la part de Matignon.
Le ton monte d’un cran face à ce choix politique incompréhensible pour la base. Comme le souligne avec force le président de la FNC :
Cette nomination est un signal de guerre envoyé aux ruraux qui subissent déjà une pression administrative sans précédent sur leurs activités quotidiennes.
Nous sommes au bord de la rupture définitive du dialogue avec l’État sur la biodiversité. Les chasseurs se sentent trahis par un organisme qu’ils financent pourtant très largement via leurs redevances. La confiance est désormais rompue.
Opposition des syndicats agricoles : le rôle de la Coordination Rurale
La Coordination Rurale partage cette colère froide face à l’arrivée d’Anne Le Strat à l’OFB. Le syndicat y voit une volonté claire de durcir les normes environnementales. C’est une provocation inacceptable.
Cette décision complique encore la gestion préfectorale des nuisibles sur le terrain. Les exploitants n’en peuvent plus.
Cette nomination tombe au pire moment possible pour le monde agricole en pleine crise. Les exploitations réclament de la souplesse et de la confiance, pas de l’idéologie punitive. L’incompréhension est totale dans nos campagnes.
Le poids politique de cette contestation ne doit pas être sous-estimé par le gouvernement actuel. Les syndicats promettent des actions de terrain si Paris ne recule pas rapidement.
Police de l’environnement : les craintes d’un durcissement idéologique
Au-delà des bureaux parisiens, c’est l’application du droit sur le terrain qui inquiète les acteurs de la ruralité.
Impact sur les contrôles : vers une écologie punitive sur le terrain ?
Cette nomination fait craindre une dérive militante de la police de l’environnement. Les chasseurs redoutent désormais des contrôles plus fréquents et systématiquement répressifs. La pédagogie risque de disparaître totalement.
Ce malaise n’est pas nouveau, comme le confirme le Sénat. Un rapport pointe officiellement le déficit de légitimité de l’OFB auprès des ruraux. La rupture est consommée.
| Mission | Perception rurale | Risque identifié |
|---|---|---|
| Police de la chasse | Répressif | Harcèlement |
| Contrôles agricoles | Inquisitoire | Partialité |
| Gestion de l’eau | Technocratique | Conflit |
Historique des tensions entre l’OFB et les acteurs des territoires
Tout remonte à la création de l’OFB en 2020. La fusion de l’ONCFS et de l’AFB a toujours été très mal vécue par les chasseurs. Nous avons perdu notre police de proximité. Le terrain a été abandonné.
Cette présence permettait un suivi des populations d’oiseaux efficace et reconnu. C’était la base de notre gestion.
Cette nomination politique ravive aujourd’hui toutes les plaies. Le sentiment d’être surveillé par des militants plutôt que par des techniciens de la nature s’accentue. La colère monte dans nos rangs.
Gestion de crise : l’exécutif lance une enquête administrative de contrôle
Face à l’incendie médiatique et politique, le gouvernement tente d’éteindre le feu avec des outils procéduraux.
Justification gouvernementale : l’expertise technique mise en avant
Le ministère joue la carte de la compétence pure pour défendre ce choix contesté. On nous vante le CV d’Anne Le Strat, notamment sa gestion passée du dossier « Eau de Paris ».
L’exécutif tente maladroitement de dépolitiser le débat en affirmant que le poste reste technique. Pourtant, le profil très marqué de l’intéressée rend l’argument difficilement audible pour le monde rural.
Pour tenter de justifier l’injustifiable aux yeux des chasseurs, les communicants du gouvernement insistent lourdement sur ses capacités opérationnelles et techniques :
- Maîtrise des services publics ;
- Expérience en gestion de l’eau ;
- Capacité de mobilisation.
Enquête administrative : une réponse politique pour apaiser les esprits
Le 28 janvier 2026, l’État a dégainé l’arme classique de l’enquête administrative. C’est une manœuvre dilatoire évidente pour calmer la colère syndicale et gagner un temps précieux face à la fronde.
Cette procédure vise officiellement à vérifier la compatibilité du profil avec les exigences du poste.
L’enquête devra déterminer si le processus de nomination a respecté toutes les règles de neutralité requises pour un tel organisme.
Ne rêvons pas, une annulation pure et simple de la nomination reste hautement improbable à ce stade. En revanche, un encadrement drastique de ses futures missions semble désormais inévitable pour rassurer.
Le bras de fer ne fait que commencer. La ruralité reste plus vigilante que jamais.
Cette nomination controversée à l’Office français de la biodiversité cristallise les tensions entre l’État et la ruralité. Alors que la FNC interpelle Matignon, restez vigilants face aux conclusions de l’enquête administrative à venir : elles détermineront l’évolution concrète de la pression réglementaire.
FAQ
Quel poste occupe Anne Le Strat à l’OFB et pourquoi sa nomination fait-elle polémique ?
Anne Le Strat a été nommée Directrice générale déléguée à la mobilisation de la société au sein de l’Office français de la biodiversité (OFB) en janvier 2026. Cette décision provoque une vive controverse : vous constatez une levée de boucliers de la part de la Coordination Rurale et de la Fédération Nationale des Chasseurs. Ces acteurs dénoncent un profil jugé trop militant et politique, incompatible avec l’exigence de neutralité attendue d’un service public environnemental.
En quoi consiste l’interpellation de Willy Schraen au Premier ministre concernant l’OFB ?
Le président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), Willy Schraen, s’apprête à solliciter directement le Premier ministre pour contester cette nomination. Son objectif est clair : obtenir des explications sur ce qu’il perçoit comme un signal de « guerre » envoyé aux ruraux. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de tensions accrues où la FNC critique une écologie punitive et menace de rompre le dialogue avec l’État si les intérêts cynégétiques ne sont pas respectés.
Quelles sont les missions exactes de la direction « Mobilisation de la société » de l’OFB ?
Cette direction stratégique a pour but d’impliquer l’ensemble des acteurs, des citoyens aux décideurs, dans la préservation de la biodiversité. Votre compréhension du poste doit inclure deux volets : réduire les pressions anthropiques sur les écosystèmes et encourager les actions positives en faveur du vivant. Il s’agit d’une fonction d’influence et de pédagogie, distincte des missions de police ou d’expertise technique de l’Office.
Pourquoi le sénateur Laurent Duplomb s’oppose-t-il à cette nomination ?
Laurent Duplomb, sénateur LR, qualifie cette nomination de provocation politique à l’encontre du monde agricole. Il pointe du doigt le passé d’élue écologiste d’Anne Le Strat et ses prises de position antérieures. Sa crainte majeure réside dans un risque de partialité : il redoute que l’OFB ne durcisse ses contrôles sur les exploitations agricoles sous l’impulsion d’une vision idéologique de l’écologie, au détriment de la réalité du terrain.
Comment l’État justifie-t-il le choix d’Anne Le Strat malgré la fronde rurale ?
Face aux critiques, le gouvernement met en avant l’expertise technique de l’intéressée, notamment sa gestion de la régie « Eau de Paris » et son doctorat en géopolitique. L’exécutif tente de dépolitiser le débat en insistant sur ses compétences en matière de gestion de l’eau et de services publics. Toutefois, pour apaiser les tensions, une enquête administrative a été lancée fin janvier 2026 afin de vérifier la régularité du processus de recrutement.
Le blog Toutpourlahutte Trucs & astuces pour chasseurs de migrateurs